« D’abord, nous sommes tous des êtres humains »
Du 27 au 30 juin, Russie
Les coaches de la Constellation et les équipes de facilitation à Samara, Kazan et au sein de l’équipe Régionale d’ONUSIDA se sont rencontrées à Samara pour apprendre des réponses locales et pour pratiquer le SALT ensemble. Les équipes se forment au programme du Blended Learning et sont guidées par la Constellation. Le blog de Marlou « D’abord, nous sommes tous des êtres humains » nous donne le ton de cette journée magnifique.
« En assimilant tout ce que j’ai appris pendant une semaine à Samara, une magnifique ville russe au bord de la Volga, il me semble clair maintenant, plus que jamais, que le SALT est un processus naturel. Il nous rappelle d’être « normal », d’être les êtres humains que nous sommes dans toutes nos interactions.
Natasha, dans sa chaise roulante, le dit d’une manière très belle pendant notre dernière visite SALT (d’une série de 6) : « Ces réunions avec votre équipe nous apportent la preuve, une fois de plus, que ce qui est important n’est pas notre look, notre langage, notre religion ni le problème que nous essayons de régler. Ce qui importe c’est que nous sommes tous des êtres humains. Nous avons le même besoin commun d’aimer et d’être aimés, de vivre en paix. Nous voulons tous vivre intensément. Nous voulons tous avoir le droit de donner. Nous voulons tous être des citoyens de notre pays. Nous voulons être des membres de notre communauté. Nous sommes les citoyens d’une petite planète, appelée Terre, une boule bleue. Nous avons le besoin de protéger notre planète. Pour réaliser nos rêves nous devons nous tenir la main et agir ensemble. »
Certains facilitateurs avaient la larme à l’œil, touchés par les mots de Natasya qui résumaient si bien ce que nous avons appris cette semaine : dans la salle de réunion pendant le fameux exercice « Sommes-nous des êtres humains ? » mais de manière plus évidente pendant les visites SALT dans cette ville.
Une fois que nous nous voyons comme des êtres humains, nous pouvons voir le fondement commun à partager ensemble. Et quand on recherche les forces, les histoires émergent, à nous de nous en inspirer et de l’appliquer dans notre contexte. Les leçons que Natasya, Katya et le directeur partagent sont d’une grande aide pour les nouveaux facilitateurs du Centre de la Competence face au Sida à Samara, mais également pour l’appliquer dans notre vie.
A Samara, quand une personne, après un accident ou suite à une maladie, perd son aptitude à marcher, un des membres du centre pour personnes invalides va à l’hôpital et s’assieds à côté du lit. Pour partager son expérience respective, pour soutenir, et pour simplement tenir la main de la personne qui est souvent traumatisée. Après, ce copain est presque toujours invité à la maison de son nouvel ami où il peut aussi soutenir la famille et les voisins en acceptant et en gérant la situation. « Comme j’aurais aimé avoir quelqu’un comme toi à mes côtés lorsque j’ai appris que j’était VIH positif » s’exclame Svetlana du Kazan. « Si nous pouvions juste se tenir les mains quand nous en avons le plus besoin… si nous pouvions juste être humains… »
Alexei et Elena, les facilitateurs de l’ACP à Samara ont tout de suite perçu l’application de l’approche pour les personnes VIH positifs dans leur ville – des numéros de téléphone se sont échangés et des relations se sont nouées. Samara Compétence, nous voici ! »
Marlou a aussi partagé la journée qu’elle a passée avec Elena dans un autre blog. Pendant une visite SALT dans une communauté catholique, Elena a partagé son histoire personnelle quand elle prenait de la drogue et comment elle soutient son partenaire qui est VIH positif. « Je n’ai jamais touché à la drogue ou au VIH », a dit une jeune femme. « Mais maintenant que je connais ton histoire, ton problème est le mien ».
Kamilla a été inspiré par une visite SALT qu’elle a faite dans une famille qui a adopté 4 enfants VIH positifs. Elle a alors organisé une journée de jeux pour les familles qui vivent dans son jardin. « Nous vivons souvent sans s’intéresser à la vie de nos voisins. Mais quand on vit comme une grande famille, c’est si chouette, on commence à vivre sans craintes du futur, car chaque personne dans ton jardin est ton ami et tu peux compter sur lui. »
